luni, 2 mai 2011

Les joies de la fete - Unite 7

C'est la fête pendant plusieurs jours.

Nos parents nous racontaient qu'autrefois, lorsqu'ils étaient encore petits, Noël commençait bien avant Noël.
Déjà, dès la fin du mois de novembre, on commençait à faire macérer dans du rhum les peaux d'oranges conservées et mises à sécher pour le shrubb. Puis, on préparait le sirop de groseilles et l'anis.
Tout au long de l'année, on avait bien nourri le cochon qui, dans son parc était déjà bien dodu. On prévoyait déjà les personnes qui devraient donner un coup de main pour le jour qui lui serait fatidique. C'est lui qui donnerait le boudin créole, la viande pour les petits pâtés et le ragoût bien épicé, sans oublier le jambon fumé.

Les festivités démarraient dès le premier jour de l'Avent par un "chanté Noël" qui égayait chaque soir les maisons jusqu'au 25 décembre. On se regroupait chez ma maison pour chanter les cantiques et on chantait, chantait, jusqu'au milieu de la nuit, la naissance prochaine du Christ. Tambours, ti-bois, sillac, cha-cha, harmonica, violon, accompagnaient le tout. Sur des rythmes de biguine, de mazurka ou de valse, la nuit s'écoulait joyeuse.

La nuit de Noël commençait obligatoirement par la traditionnelle messe de minuit car Noël est avant tout une fête chrétienne. Ensuite, place à la fête et le "chanté Noël" reprenait avec vigueur. Toute la nuit, on allait chanter et festoyer grassement de maison en maison, et ce, jusqu'au petit matin.

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